Dis, c’est quoi ta journée à toi? [Le réveil]
27 novembre 2009 par Vio
Classé dans Billets d'hume(o)ur, Chez moi!

Quand je vous dis que je suis au bord de la crise de nerfs..!
Bon, reprenons tout depuis le début.
Le matin, le réveil sonne. Ou plutôt l’alarme de mon téléphone. Je me fais réveiller par Sade au son de « I don’t know« , et moi-même I don’t know why je me lève alors que je suis aussi fatiguée et que je pourrai dormir plus… Vite, je coupe le son avant que l’homme ne se réveille!
Je suis chef d’entreprise -zut alors- si ça sert même pas à pouvoir se dire de temps en temps « Tiens, je vais pas au boulot aujourd’hui, j’ai pas envie« … alors ça sert à rien!
J’essaie quand même de gratter quelques minutes au fond de mon lit, je me colle à mon homme, mais c’est peine perdue. Il remue. Merdum. Je tente l’esquive de la fille qui ronfle et qui n’a rien entendu. Mais je sens déjà sa main sur mon épaule « Allez, faut s’lever… » (grrrrrrrrrrrrr).
Le moment où j’enlève le drap qui me recouvre est le pire moment de ma journée. On peut pas faire plus pire. Non, j’ai testé d’autres trucs pour voir, mais non, c’est vraiment celui-là que je déteste le plus. J’étais au chaud à 40°C-50°C et d’un coup je sens l’air ambiant glacial à 30°C remonter le long de mes jambes et me donner des frissons. J’aime pas ce moment-là.
Puis après il faut que j’enjambe l’homme qui est en travers de mon chemin. Alors le moment arrive où il sait que je passe et là, il se ramasse pour me faire de la place pour que je sorte du lit en douceur. Mais comme je ne suis pas tout à fait super réveillée, je lui écrase le pied droit, le tibia gauche, je ripe et je m’affale sur lui, je m’enfonce son genou dans les côtes, je me tape la tête contre le plafond et je me cogne la cheville à l’échelle %*!#!µ?!! (hein? j’ai oublié de vous dire que je dormais sur une mezzanine?!).
Mes journées s’annoncent bien.
Pour descendre l’échelle, c’est plus facile, j’ai les yeux grand ouverts et je me mords la lèvre pour rester alerte. Il arrive que parfois je rate une marche Aïe!! Mais sinon, en règle générale, j’arrive au sol sur mes chaussons, je les enfile et je vais réveiller les enfants.
« Allez, debout, c’est l’heure d’aller à l’école!!! Lolaaaaaaaa, Aleeeeex, Hugoooooo!!! » (Quoi je suis une mère indigne?!)
Et je file aux toilettes vider ma vessie. C’est là que je vois que le petit qui s’est levé faire pipi cette nuit a passé un quart d’heure à jouer avec le papier WC et vider les rouleaux qui jonchent le sol (vision d’horreur) pffffffffffffffffffff…
Je retourne dans les chambres où tout le monde s’est finalement recouché. « Allez debouuuuuuuuuuuut!!! Vous allez être en retard à l’école!!! »
Direction le salon.
Bon, il faut savoir que jusque là, j’étais dans le couloir de mon appartement. Le salon et le couloir sont séparés par une porte que nous fermons la nuit, pour se tenir à l’écart des fauves.
L’entrée au sein du repère des fauves demande une certaine concentration.

- est-ce que j’ai mis mon pantalon? j’ai mis mon pantalon!
- est-ce que j’ai mes chaussons aux pieds? j’ai mes chaussons aux pieds!
- est-ce que j’ai attaché mes cheveux? j’ai attaché mes cheveux!
- est-ce que j’ai mon sabre laser? j’ai mon sabre laser!
- est-ce que je suis prête? inspiration…. prête!
J’ouvre la porte. J’aurais pas dû.
D’un coup d’un seul mon golden retriever et mon bichon maltais me sautent dessus avec leurs griffes acérées gratt gratt grattt!!! La grosse secoue la queue, tortille le cul, tape sur la porte clonc clonc clonc!! et réveille tout l’immeuble…
couché… va coucher… couché j’ai dit!!
Repos… rompez!
Ensuite, préparation des petits-déjeuners (hop! un pain au chocolat par ci, un pain au chocolat par là, un coup de pied dans le chien qui traîne sur le passage, un verre de lait renversé, une tartine sur la moquette et un croissant écrasé plus loin…), habillage des nains loufoques, distribution de claques et de coups de poings dans les yeux…

Et arrive enfin l’heure du…
DEPART A L’ECOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOLEEEEEEEEEEEE!!!!!!!!!!!!!!!! Tout le monde dehors!!!! L’homme emmène les chiens, les enfants, et là, c’est mon quart d’heure de répit avant le retour du mâle…
















hum….la partie enjambage du mâle c’est la même, sauf que le mien ne se recroqueville pas du tout et qui même, dirait-on, fait exprès de semer des jambes, des pieds à droite à gauche pour que je m’amuse à faire le grand écart, moi qui est déjà dû mal à déplier mon dos !
Bref…tous les matins, 6h….même le we : je meurs…. et j’ai pas le droit de me plaindre ! je m’évite la corvée des enfants, ça c’est cool ! au pire vittoriochacha vient s’enrouler la dernière 1/2 heure que je suis dans mon lit, dans mes bras : instant douceur et bonheur !!!!
kaoma le perroquet siffle genre je suis une bombe (ça aussi c’est cool !!!)
je déjeune pas je file direct pour être à 7h au travail « Allo-Docteur bonjour,….. »
le réveil sonne à 6h, je l’éteins aussi vite qu’il sonne (je me réveille toujours avant lui et quand ce n’est pas le cas, je me prends une bouffée d’adrénaline, argh). je me tourne vers le géant, je lui fais un bisous (du bout des lèvres, haleine de poney de part et d’autre oblige), j’attrape mon pull qui est par terre bien rangé histoire que je ne doive pas me débattre avec pour trouver l’entrée dans le noir, je mets mon pull, j’enfile mon peignoir (glamour toujours, ahem), je sors mes jambes dans le froid de la chambre, j’enfile chaussettes et pantalon, je sors de la chambre (non sans râler parce que le géant a encore une demi-heure voire plus de sommeil et qu’il ne se prive pas pour se retourner en gémissant). direction vidage de vessie (sans oublier de baisser la lunette des toilettes), salle-de-bain pour le débarbouillage du matin et l’habillage.
6h25 je sors de chez moi et je file vers la gare…
je déteste le son strident du réveil, et je songe sérieusement à investir dans le super rével lumineux avec sons d’oiseaux
Cela dit: un Homme, deux chiens et trois enfants, et c’est toi qui gère tout ça ? Chapeau
Mon reveil…moi le soucis, c’est que je n’en ai pas qu’un…
Je m’endors plus ou moins paisiblement vers minuit et à 3h, première tentative de mon chat pour obtenir un surplus de croquettes (bien que sa gamelle soit continuellement pleine) donc branle bas de combat dans la cuisine parce qu’elle fait un boucan monstre jusqu’à ce que je me lève pour ou l’incendier ou céder… (je suis faible parfois) ensuite nous avons la version 5h, ou elle fait ses griffes près de là où je range mes chaussures et là mon radar se met en marche et impossible de refermer l’oeil tant qu’elle n’arrete pas… on peut passer 1/2h à « jouer » au chat et à la souris comme ça… et puis au bout d’un moment le vrai reveil se met à sonner à 6h30 !!
C’est violent… surtout quand on s’est rendormi une heure plus tôt… je repousse à 6h40 parce que je suis faible… et mon reveil « Peter Cincotti » m’achève définitivement…
Je n’ai malheureusement personne à escalader (ce qui est vraiment pas juste parce que je suis super forte moi pour pas leur marcher dessus à ces machos qui se poussent pas… pfff, savent pas ce qu’ils perdent !) parfois il est difficile de virer le chat qui s’est installé sur mon ventre et qui a besoin de dormir parce que bon, une nuit pareille ça fatigue quand même, on se rend pas compte… la pauvre !!!
Dans les moments de fatigue intense et de déprime, je file à la salle de bain mettre mes fringues sur le chauffage enroulée dans ma couette… le sex appeal incarné… je comprend vraiment pas pourquoi j’ai pas de mec ??!!
Bref… voilà… mes nuits sont passionnantes… et le pire dans tout ça c’est que là, c’est la description d’une nuit calme… ça peut être pire, mais malgré tout J’AIME mon chat !!!!!! (Si je suis pas une future bonne mère avec ça…)
ah!! le chien! j’ai le même ici, mais en version frisé!!
ça ressemble à nos matins, aussi! ;-) (par fois)