Bob et… sa Ford Mondeo !
17 janvier 2009 par Vio
Classé dans Chez moi!, Mes écrits
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La voiture de Bob, c’est toute une histoire, elle ressemble à une péniche. Bob aime les grandes voitures.
La sienne est bleue, mais d’un bleu improbable, on se demande même si ce n’est pas Bob qui l’a inventé. C’est un « bleu Bob ». Elle lui va bien.
A l’origine, la Ford Mondeo est encore une voiture pas trop mal. Mais, une fois Bob en sa possession, elle perd tout son éclat et devient un voiture « beurk ».
Évidemment, elle n’a pas un pet (enfin si, quelques uns, mais vu qu’il l’a achetée d’occase, ce n’est pas de sa faute à lui). Il la chouchoute comme la prunelle de ses yeux (enfin, il essaye de chouchouter ses yeux, ce qui n’est pas évident, vu que quand il fait du jardinage, il se prend des branches dans l’œil… ).
A l’intérieur, il plane une espèce d’odeur écœurante et parfaitement irrespirable (mais ça c’est la faute à la Grosse, qui pue et qui a des vents), mais il n’y a pas mis de sapin « sent bon » accroché au rétroviseur, avec la Grosse, ça ne servirait à rien…
A l’arrière, il y a justement la couverture de la Grosse, laquelle est parfaitement passée, délavée, bleue à carreaux, couverte de poils et des détritus que l’animal ramène de la rue, étalée sur la banquette.
La Grosse est petite, mais elle prend toute la place. La Grosse est un cocker noir, mais, encore une fois, tout comme la voiture de Bob lui va bien, elle correspond parfaitement à Bob.
Bob « sait » conduire, en fait, il sait tout (surtout ne jamais lui dire qu’il n’y comprend rien et qu’il se plante totalement, il se taperait une crise monumentale, de celles qui le font rougir encore plus et le rendent si comique… ).
Quand Bob prend le volant, il faut se lever tôt pour arriver à bon port. Un trajet qui dure trois heures, avec Bob, en dure au moins cinq…
Pour cause, il prend tellement soin de sa voiture, que c’est limite s’il ne reste pas assis derrière son volant sans la démarrer, à contempler le paysage.
Sa voiture, c’est presque un élément de décoration, signe extérieur de: « je suis à la mode, j’ai une grosse carlingue ».
Quand Bob prend la route, il regarde bien à droite et à gauche avant de s’engager, hésite à appuyer sur l’accélérateur, accélère puis ralentit – accélère puis ralentit – accélère puis ralentit… faut pas être pressé…
Bob négocie les virages au moins un kilomètre avant… il calcule le meilleur angle de virage, appuie sur le frein, tourne le volant, tente de garder la voiture sur la route… c’est que c’est pas évident de conduire, surtout quand on est Bob et qu’on a obtenu son permis de conduire il y a cinquante ans, au milieu des vaches…
Bob préfère le vélo, il en fait deux kilomètres tous les matins (c’est un grand sportif, il s’est fait très mal au tendon d’Achille en dansant au bal musette, ça lui a valu l’immobilisation du pied pendant au moins trois mois! – ça arrive aux grands sportifs, dixit le médecin, alors Bob est fier comme un paon parce ce qu’il se prend pour un grand sportif…-), c’est moins dangereux, surtout quand on est un peu aviné. Bob est en coma éthylique perpétuel, du lever au coucher, l’éthylotest affiche l’alerte sans même qu’il ait besoin de souffler dedans.
Revenons-en à nos moutons; Bob a fait construire un garage dans le jardin de Gertrude, il fait 60m² (ben oui, c’est qu’il lui faut de la place pour rentrer dans la voiture sans s’éborgner et la sortir sans se fouler le tendon d’Achille!… ); autant dire que pour sa voiture, il est prêt à n’importe quoi, même à ne pas rouler avec !














